Tout sur François
Le petit frère de Julia a deux ans quand il perd sa mère. Comme beaucoup de petits savoyards, il a dû passer plus de temps aux champs qu'à l'école. C'est du moins ce qu'on peut supposer en lisant ses lettres: on se croirait sur internet !
Observez sa photo en militaire: elle montre un visage bonhomme et bien nourri, avec une certaine distance dans le regard, voire le détachement amusé de celui à qui on ne la fait pas.
Je voudrais bien vous y voir, vous, à devoir broder sur un type dont tout ce qu'on sait se résume à une photo!
Non, j'exagère, on en sait quand même un peu plus, il nous a laissé quelques  lettres pendant son séjour à l'armée, puis au front.
Et on peut tirer quelques renseignements de ces lettres...
Les dates, d'abord. Les deux lettres qui suivent ont été écrites avant la déclaration de guerre du 28 Juillet 1914. Il est cantonné d'abord à Chambéry.
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Dans son premier courrier il parle surtout du pays, des travaux des champs, des coupes de bois. Il évoque le chemin du Tourchon, sans doute la route de Thex qui a dû être ouverte ou élargie à cette époque. On y apprend qu'il devait y avoir un système de corvées réparties entre les familles pour la construction des chemins.
A Chambéry François découvre le "cinémathografe".
Enfin, il passe le bonjour à Prosper et Julia, et à "l'Eugénie de la Moille". On y verrait bien une belle qui vous attendrait au pays... Pas vous?
Mais je vous laisse lire.